Cybersécurité

Attaque par injection : définition et risques pour les entreprises

17 mars 2026 · 5 min de lecture

Attaque par injection : définition et risques pour les entreprises

À la lecture de cet article, vous comprendrez mieux :

  • ce qu'est une attaque par injection ;
  • les différents types d'attaques par injection ;
  • les motivations des attaquants ;
  • les dangers pour les PME ;
  • les moyens de vous protéger contre ce type de cyberattaque.

L'attaque par injection, bien plus qu'une simple piqûre

Le mot « injection » évoque peut-être un vaccin, mais les conséquences n'ont rien à voir. Voyez plutôt cette cyberattaque comme une piqûre de scorpion dans l'une de vos applications en ligne.

Cet article vous explique ce qu'est une attaque par injection et ce qu'elle implique pour les PME. Vous le savez sans doute : les cyberattaques visant les petites et moyennes entreprises ne cessent d'augmenter. Pour mieux vous protéger, il est essentiel de connaître les menaces qui pèsent sur vous.

Qu'est-ce qu'une attaque par injection ?

Une attaque par injection consiste à insérer du code malveillant dans un programme ou une application en ligne. Le cybercriminel cherche ainsi à détourner le fonctionnement normal de sa cible, avec des conséquences multiples : propagation de logiciels malveillants, vol de données ou encore attaque par déni de service.

Le plus souvent, l'attaquant exploite une faille de sécurité connue de l'application ou du logiciel visé. Les logiciels obsolètes, qui ne reçoivent plus de mises à jour, sont donc particulièrement exposés.

C'est notamment le cas des postes encore sous Windows 10 : Microsoft a mis fin à la prise en charge de ce système d'exploitation le 14 octobre 2025. Concrètement, ces ordinateurs ne reçoivent plus de correctifs de sécurité, sauf souscription au programme payant de mises à jour de sécurité étendues (ESU). Si une partie de votre parc est concernée, la migration vers Windows 11 doit être planifiée sans attendre.

Les différents types d'attaques par injection

L'injection SQL reste la forme d'injection la plus répandue. Elle exploite le plus souvent les formulaires présents sur les sites internet : en y insérant des caractères spéciaux ou des lignes de code, les pirates peuvent accéder à des espaces utilisateurs et en extraire des informations comme des identifiants, des mots de passe ou des numéros de carte bancaire.

Il existe de nombreux autres types d'injection : l'injection CRLF, l'injection de scripts intersites (XSS), l'injection d'e-mails via SMTP, l'injection de commandes dans le système d'exploitation, l'injection LDAP ou encore l'injection XPath. Cet article d'Acunetix détaille très bien ces différentes variantes.

Un grand classique toujours d'actualité

L'injection est l'une des plus anciennes formes de cyberattaque, mais elle reste très prisée des pirates. Elle figure d'ailleurs depuis plus de quinze ans dans le classement des dix principaux risques de l'OWASP, la référence internationale en matière de sécurité des applications en ligne.

L'explosion du nombre d'objets connectés ne fait qu'aggraver le problème : souvent récents et mal sécurisés, ils sont de plus en plus ciblés par les cybercriminels.

Le risque des systèmes de gestion de contenu

Les systèmes de gestion de contenu sont des plateformes qui permettent de créer et de gérer un site internet. Vous connaissez sans doute WordPress, le plus utilisé au monde.

Très appréciés des entreprises pour leur simplicité d'utilisation, ces outils représentent pourtant un risque s'ils ne sont pas correctement maintenus. Les mises à jour doivent être appliquées régulièrement, et les extensions choisies avec soin : une extension mal sécurisée est une porte d'entrée idéale pour un attaquant.

Les attaques par injection : un vrai risque pour les PME

Faute de moyens comparables à ceux des grands groupes, les PME sont des cibles de choix pour les cybercriminels. Là où une grande entreprise peut investir massivement dans sa sécurité, une structure de taille modeste dispose rarement des mêmes ressources, ni d'une équipe dédiée.

L'attaque par injection expose donc l'entreprise à de nombreux risques. Comme évoqué plus haut, elle peut servir de point d'entrée à des attaques de plus grande ampleur, comme des vers informatiques capables d'infecter l'ensemble du réseau.

Le risque principal reste toutefois la fuite de données confidentielles. Les cybercriminels qui s'emparent d'informations sensibles peuvent s'en servir pour exiger une rançon ou les revendre sur le Web clandestin. Et en cas de fuite de données personnelles, l'entreprise doit aussi répondre de ses obligations au titre du RGPD, notamment la notification à la CNIL.

À cela s'ajoutent des coûts moins visibles : perte de crédibilité, image de marque dégradée, voire départ de clients. Vous êtes-vous déjà demandé si votre entreprise pourrait se relever d'une cyberattaque ?

Comment se protéger contre les attaques par injection ?

Plusieurs bonnes pratiques, recommandées notamment par l'OWASP, permettent de réduire fortement le risque :

  1. Appliquez systématiquement les mises à jour de sécurité de vos applications et logiciels.
  2. Utilisez des requêtes paramétrées (ou préparées) dans vos applications : c'est la protection la plus efficace contre l'injection SQL.
  3. Cloisonnez les privilèges des comptes ayant accès aux bases de données : n'accordez à chaque compte que les droits strictement nécessaires.
  4. N'utilisez pas de base de données partagée entre plusieurs sites internet ou applications.
  5. Encadrez au maximum les données saisies dans les formulaires : privilégiez les listes déroulantes et les cases à cocher, et limitez les champs de saisie libre.

Nexxo vous aide à prévenir les attaques par injection

Forte de nombreuses années d'expérience dans l'infogérance et la cybersécurité des PME, Nexxo vous accompagne pour renforcer la sécurité de votre système d'information.

Contactez-nous dès maintenant : nous verrons ensemble comment une gestion saine de votre informatique peut contribuer au succès de votre entreprise.

À propos de Nexxo Technologies France

Nexxo Technologies France, implantée à Cavaillon, accompagne les PME de Provence, du Vaucluse aux Bouches-du-Rhône, dans la gestion de leur informatique. En jouant le rôle de service informatique externalisé, Nexxo prend en charge l'ensemble des besoins technologiques de l'entreprise pour lui permettre de se concentrer sur son cœur de métier. Filiale du groupe québécois Nexxo Technologies, elle s'appuie sur une étroite collaboration avec ses clients et place leurs intérêts au centre de ses préoccupations.

← Retour au blog